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Tir de la pointe : Le joueur de centre des Hurricanes Dylan Cozens

 

Un des six joueurs de retour avec l’équipe canadienne après avoir remporté la médaille d’or au Championnat du monde junior de l’an dernier, le choix de premier tour des Sabres de Buffalo Dylan Cozens, des Hurricanes de Lethbridge, s’est entretenu avec Junior Hockey Magazine pour parler du camp d’entraînement à Red Deer, de ce qu’il a appris de sa présence précédente au Championnat mondial junior et de ce qui rend ce tournoi si spécial.

Junior Hockey Magazine (JHM) : As-tu ressenti un immense sentiment de soulagement quand tu as pu enfin quitter ta chambre d’hôtel et retourner sur la glace ?

Dylan Cozens (DC) : C’est certain. Nous étions là depuis 14 jours déjà, nous sommes retournés sur la glace pendant quelques jours, puis il a fallu retourner à l’hôtel de nouveau. Les cinq jours ont passé beaucoup plus vite que les 14 jours. Ce n’était pas si difficile à faire, mais rien que le fait de savoir que notre période de quarantaine était terminée, c’était un sentiment agréable, et nous étions tous fébriles de nous retrouver à Edmonton, dans un nouveau milieu.

JHM : Comment fais-tu pour t’ajuster mentalement quand ton corps est complètement au repos pendant une aussi longue période et que tu dois ensuite disputer ce qui est probablement un des tournois les plus importants de ta carrière ?

DC : Nous faisions ce que nous pouvions dans nos chambres. Nous avions des vélos qui avaient été installés dans nos chambres, alors nous avons fait ce que nous avons pu avec ça. Ensuite, quand tu retournes sur la patinoire, ça prend un entraînement ou deux pour recommencer à bien te sentir au niveau des poumons et des jambes. Ils nous ont fait travailler très fort durant les séances d’entraînement pour nous permettre d’être dans la meilleure forme possible. Ça nous a aidés à être prêts et en bonne forme en vue du tournoi.

JHM : À quel point étais-tu un joueur différent au moment d’amorcer le tournoi de cette année, alors qu’il y avait une médaille d’or à défendre, comparativement à l’année précédente ?

DC : J’avais plus de confiance à mon arrivée au tournoi cette année, sachant que j’allais avoir un rôle plus important, et étant donné que c’était ma deuxième année. L’équipe de cette année avait beaucoup de profondeur et comptait des joueurs qui peuvent jouer à différentes positions. C’était emballant de voir tout ce potentiel, mais en même temps il fallait rester humble, parce que nous savions que ça n’allait pas être facile. L’an dernier, nous avions connu certaines difficultés quand nous avons perdu contre les Russes (dans le tournoi à la ronde). Cette année, étant donné le grand nombre de joueurs qui étaient de retour, ça faisait en sorte que nous savions ce que ça prenait pour aller jusqu’au bout et nous étions en mesure de bien transmettre ce message aux autres dans le vestiaire.

JHM : Que penses-tu de tes compagnons de trio Kirby Dach et Jack Quinn?

DC : J’aime vraiment ce trio. Kirby, ses atouts sont évidents. Il a déjà disputé une saison dans la LNH. C’est tellement un bon fabricant de jeu, il est tellement intelligent avec la rondelle et dans sa façon de protéger la rondelle. Si tu es libre, il va te repérer. Quant à ‘Quinner’, il a un tir de niveau élite. Il peut trouver le fond du filet de partout. Il est super habile.

JHM : Raconte-moi ce qui est arrivé quand vous étiez les trois sur la glace puis, soudainement, le visage de Connor McDavid s’est retrouvé sur l’écran vidéo.

DC : André Tourigny, notre entraîneur, nous a dit à la fin de l’entraînement qu’ils allaient dévoiler la composition du groupe de leaders et de regarder l’écran vidéo, quelqu’un allait l’annoncer. Nous ne savions pas vraiment qui ça allait être, mais nous avions quelques soupçons… Quand nous avons vu (McDavid) apparaître, c’était plutôt spécial de le voir, de l’entendre lire mon nom et dire l’endroit d’où je viens. C’était bien de voir un joueur qui a laissé un aussi bel héritage à Hockey Canada et qui connaît une aussi belle carrière dans la LNH faire ça.

JHM : Après tous les efforts que tu as consentis pour arriver là où tu en es présentement, qu’est-ce que cela signifie pour toi de voir des formes de reconnaissance comme recevoir une lettre à poser sur ton chandail et réaliser que Connor McDavid sait qui tu es ?

DC : C’est tout ce travail acharné qui commence à porter ses fruits. Plus je vieillissais, plus mon désir de disputer le Championnat du monde junior devenait grand. J’ai eu l’occasion de remporter une médaille d’or l’an dernier. De revenir et de porter une lettre sur mon chandail, c’était un grand honneur, mais aussi une grande responsabilité, et je me sentais prêt. C’était une belle sensation. J’ai rêvé à toutes sortes de choses pendant mon enfance et voilà que certaines de ces choses dont j’ai rêvé ont commencé à se matérialiser, ce qui m’encourage à continuer de travailler, à ne pas relâcher.

JHM : Comment c’était d’apprendre à connaître les autres joueurs ?

DC : C’était différent cette année. La plupart des années, nous faisions des activités qui favorisaient la chimie au sein de l’équipe. L’an dernier, nous avions passé du temps ensemble à Vienne, nous avions marché un peu partout dans la ville, et cette année nous avons appris à nous connaître sur Zoom. C’était très différent, c’est sûr, mais le personnel et tous les entraîneurs ont fait du bon travail dans ces rencontres Zoom pour nous amener à tisser des liens. Ensuite, c’était une belle sensation d’en avoir terminé avec la quarantaine et de pouvoir passer du temps ensemble à l’aréna, et d’apprendre à nous connaître. J’ai pu devenir très bon ami avec plusieurs des gars.

JHM : Comment ça s’est passé pour ta famille, qui savait que tu vivais une expérience exceptionnelle, mais qui n’a pas pu la vivre à tes côtés ?

DC : C’était difficile. L’an passé, mes parents et mon frère ont pu regarder le tournoi de près, ce qui avait été formidable. C’était bien de les avoir avec moi. Cependant, j’ai pu sentir leur soutien cette année même s’ils ont regardé les matchs de chez eux. J’ai beaucoup communiqué avec eux. Je leur en dois beaucoup. C’est en grande partie grâce à eux si j’en suis où j’en suis en ce moment. Ils ont sacrifié tellement de choses et j’en suis très reconnaissant.

JHM : Y a-t-il une journée de Noël qui t’a marqué plus que les autres quand tu étais plus jeune ?

DC : Le plus beau Noël, c’est sans doute quand je suis revenu chez moi à la saison de mes 14 ans. C’était ma première année loin de chez moi, alors c’était formidable de pouvoir retourner auprès de ma famille et passer du temps avec eux, ça faisait tellement longtemps que je ne les avais pas vus. Mes souvenirs les plus vifs de Noël, c’est quand je regardais le Championnat mondial junior et après les matchs, j’allais jouer au hockey sur la patinoire dans ma cour. Être sur le divan pour regarder les matchs, puis mes amis qui venaient chez moi pour revivre le match dans ma cour.

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