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Tir de la pointe : Dan MacKenzie, Président de la LCH

 

Amorçant sa 30e saison, le Magazine Hockey Junior a lancé son premier épisode mettant en vedette le président de la Ligue canadienne de hockey, Dan MacKenzie, qui a pris le temps de discuter du retour au jeu de la Ligue, de l’importance du prochain Championnat mondial junior, ainsi que du rôle critique du hockey dans le portrait culturel au Canada.

Junior Hockey Magazine : Comment avez-vous géré toute cette pandémie?

Dan MacKenzie : La dernière fois que nous nous sommes entretenus, nous avons malheureusement dû annuler la Coupe Memorial à Kelowna. C’était évidemment quelque chose de très décevant de notre point de vue. Personnellement, pour moi, cela aurait été un réel plaisir de pouvoir remettre ce trophée compte tenu de son histoire. Mais en fin de compte, la santé et la sécurité demeurent des priorités pour nous et cette philosophie nous tient toujours à cœur. J’espère que nous serons dans une situation qui nous permettra en un retour à l’action le 17 juin pour l’édition 2021 de la Coupe Memorial à Oshawa ou à Sault Ste. Marie. Nos ligues travaillent très fort en ce moment pour essayer de mettre en place des plans pour nous permettre de couronner un champion. C’est ce qui occupe notre attention pour l’instant.

JHM : Dans quelle mesure avez-vous régulièrement des contacts avec les commissaires des trois ligues pour voir où vous en êtes en termes de retour au jeu?

DM : C’est une dynamique intéressante. Les trois commissaires et moi formons le Conseil exécutif de la LCH, et nous échangeons trois fois par semaine. La décision a été prise, il y a quelques mois, de vraiment aborder votre question sur le caractère régional de nos ligues. Nous avons parlé de ce qui se passe si nous nous trouvons dans une situation où la pandémie atteint un certain niveau dans une région du pays et un de nos territoires, mais se manifeste différemment dans une autre. Comment allons-nous traiter cela? Il a été décidé que nous allions vraiment nous appuyer sur la nature régionale des ligues en ce moment et laisser chaque ligue travailler par l’intermédiaire de leurs autorités de santé publique pour essayer de revenir jouer. C’est là que vous vous retrouvez dans une situation comme celle de la LHJMQ où les activités sont en cours et où la ligue travaille en étroite collaboration avec les autorités de santé publique sur les protocoles de retour au jeu. Ensuite, vous avez la Ligue de l’Ontario et la Ligue de l’Ouest qui ont des dates de début de saison différentes parce qu’elles travaillent avec des réalités différentes. Cela a plutôt bien fonctionné relativement à notre structure et nous sommes en contact constant et nous essayons d’apprendre les uns des autres en termes de ce qui fonctionne dans certains endroits par rapport à d’autres.

JHM : Dans la LCH, beaucoup de revenus sont générés par les partisans présents dans les amphithéâtres. Est-ce ce qui a conduit à une position du genre : « Attendons aussi longtemps que possible pour essayer de compter sur autant de partisans que possible dans les estrades », pour ensuite pouvoir le faire en toute sécurité?

D. M. : Il ne fait aucun doute que dans notre ligue, il est absolument essentiel d’avoir des partisans dans les gradins. Ils représentent une partie importante des revenus pour l’ensemble de la ligue et des équipes, c’est pourquoi vous voyez les ligues travailler avec les gouvernements provinciaux et parler de la capacité dans les amphithéâtres et de ce qui sera autorisé en raison de l’importance critique de cet aspect. Cela touche non seulement la capacité actuelle, mais aussi à quoi pourraient ressembler les plans à l’avenir si la pandémie s’atténue. Je pense que vous avez aussi évoqué le concept de bulle et on nous a demandé ces derniers mois pourquoi nous n’allons pas simplement dans une bulle. Je pense que le concept de la bulle fonctionne pour les ligues professionnelles pour ce qui est de terminer vos séries éliminatoires, et cela fonctionne pour Hockey Canada qui se déplace vers une bulle pour le Championnat mondial junior, où la fenêtre est très serrée. Dans notre cas, étant donné que nos joueurs ne sont pas des professionnels – ce sont des étudiants-athlètes amateurs – ils sont à l’école, ils sont dans la communauté, ils vivent avec des familles d’accueil, alors une bulle ne fonctionne pas avec notre modèle et nous devons donc travailler avec les gouvernements provinciaux ou des États où nous jouons, pour voir si nous pouvons faire approuver les protocoles de retour au jeu qui satisfont les autorités sanitaires provinciales, tout en nous permettant de jouer.

JHM : Le ministre des Sports de l’Ontario a été un peu moins optimiste, suggérant que si la Ligue de l’Ontario revenait au début de février, dans la situation actuelle avec la pandémie, elle essaierait d’empêcher tout contact corporel, ce à quoi le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, s’est manifesté disant voulant mettre le dossier sur glace. Où en sont les discussions à ce sujet et si vous étiez en mesure de revenir au jeu, quels seront les paramètres et la façon dont nous voulons pouvoir jouer?

D. M. : Ces discussions se font au niveau régional avec le commissaire David Branch. Il a actuellement ces discussions directement avec le gouvernement de l’Ontario. Une variété d’éléments qui affectent le retour au jeu fait partie de ces discussions qui progressent. Nous avons hâte de voir où elles aboutiront, mais je pense que le but de tout le monde est d’essayer de trouver une façon de ramener les 17 clubs de l’Ontario au jeu.

JHM : En raison de l’appétit insatiable de ce pays pour le hockey, même en cette période de pandémie mondiale, vous a-t-il traversé l’esprit que les gens aient juste envie de revoir du hockey sur la glace et le rôle que la LCH peut servir en ce sens de distraction ainsi que de source de divertissement pendant une période vraiment difficile?

D. M. : Absolument. Cela tient en partie au fait que c’est simplement dans notre ADN. Les feuilles commencent à tomber, la température se refroidit et votre esprit se tourne vers le hockey. Cela définit en partie notre pays. Dans notre ligue, quand vous regardez les 52 marchés canadiens où la LCH a des clubs, nous sommes la propriété de sport et de divertissement numéro un dans 85 pour cent des endroits où nous jouons. Donc, si vous vivez dans l’une de ces communautés, c’est ce que vous faites. Un vendredi soir, vous allez à un match de hockey, vous voyez vos amis, vos voisins. L’aréna n’est pas seulement un endroit pour regarder le match, mais c’est aussi un endroit pour avoir des discussions sociales et se brancher à votre communauté. Nos équipes font tellement de bonnes choses dans leurs communautés et ce sont toutes des traditions dont les gens s’ennuient et dont ils ont besoin en ce moment. Le retour sur la glace est important, mais les grandes choses qui se passent hors de la glace le sont aussi.

JHM : Quelle est l’importance du Championnat mondial junior joué à Edmonton comme vitrine nationale où des millions et des millions de personnes seront à l’écoute? Beaucoup de ces jeunes ne représentent pas seulement le Canada, mais aussi toutes les autres équipes internationales, dès que ce tournoi sera terminé, seront-ils prêts à continuer à jouer dans les rangs juniors majeurs? À quel point est-il important d’envoyer ce message pendant cette pause de Noël aux partisans qui ont adoré le Mondial junior pour indiquer que cela va continuer quand les saisons de la Ligue de l’Ouest et de la Ligue de l’Ontario se mettront en branle? Dans quelle mesure est-il important pour votre organisation de profiter de cette occasion et de maintenir cet élan dans la dernière partie de la saison?

D. M. : Cela va être d’une importance essentielle. Un des autres éléments de notre planification a été de maintenir un contact étroit avec Hockey Canada. Nous avons eu des appels hebdomadaires avec Tom Renney, Scott Smith et ce groupe de Hockey Canada au sujet de leurs projets concernant le Mondial junior. Comme vous le soulignez, il est vraiment important du point de vue de l’élan, du point de vue de l’entraînement et du développement qu’une fois le Mondial junior terminé, ces joueurs puissent rejoindre leurs clubs. Hockey Canada a fait un excellent travail et je pense que l’une des principales choses qui étaient si palpitantes a été son succès à maintenir le championnat de cette année sous forme de bulle. Ils ont beaucoup appris sur ce qui s’est passé avec ce que la LNH a vécu à Edmonton. Avec la possibilité d’accueillir le tournoi à nouveau l’année prochaine, j’espère que nous serons dans une situation où nous pourrons vivre une véritable expérience de partisans d’ici là, comme nous en sommes tous habitués. C’est assez emballant de voir ce qu’ils ont pu réaliser avec l’IIHF pour y arriver. J’ai bien hâte à ce tournoi. Il sera très amusant de suivre comment il va se dérouler.

Cliquez ici pour écouter l’épisode complet de Junior Hockey Magazine

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