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Tir de la pointe : Dan MacKenzie, président de la LCH

 

Le président de la Ligue de hockey canadienne Dan MacKenzie s’est récemment entretenu avec Junior Hockey Magazine afin de discuter de l’annulation du tournoi de la Coupe Memorial 2021, de la façon dont la Ligue compose avec la pandémie et de l’importance inestimable du programme de bourses d’études.

Junior Hockey Magazine : À quel point la décision d’annoncer l’annulation du tournoi de la Coupe Memorial a-t-elle été difficile à prendre?

Dan MacKenzie : Nous avons attendu le plus longtemps possible avant d’en faire l’annonce. À en juger par les réactions que nous avons eues depuis que la nouvelle a été annoncée, cela n’a surpris personne. Pendant processus de prise de décision, un des aspects importants était de nous assurer que nous pouvions couronner un champion de ligue qui allait être légitime et que ces champions de ligue puissent disputer une compétition qui allait rester une des plus difficiles à remporter dans le monde du sport. Nous voulions nous assurer que l’essence de ce championnat-là reste bien présente. Nous en sommes venus au point où il était devenu évident, en raison de tout ce qu’il fallait gérer comme la fermeture des frontières, les périodes de quarantaine et la pandémie dans son ensemble, que nous n’allions pas être en mesure de décerner la coupe Memorial. C’est extrêmement décevant, mais c’est le monde dans lequel nous vivons en ce moment.

JHM : À quel point cela s’est-il avéré difficile de composer avec les contextes qui sont différents un peu partout au pays?

DM : J’ai de la chance d’avoir de très bonnes personnes qui travaillent avec moi là-dessus. Nous avons trois commissaires qui comprennent leurs ligues respectives à fond et qui possèdent une vaste expérience. Ils comptent tous sur un personnel remarquable. Ce fut la partie la plus intéressante de ce processus. La réaction à la pandémie est de nature très locale. Comme nous le savons, ce qui arrive dans les Maritimes est très différent de ce qui arrive en Ontario ou dans l’Ouest. Les ligues ont pu se concentrer sur leur région du pays et travailler avec les autorités provinciales et locales de santé publique, avec des conseillers et avec des médecins de leur région dans le cadre de leur prise de décision et cette façon de fonctionner, qui est le reflet de la façon dont nous sommes déjà structurés, a eu un rôle capital. Mes commissaires et moi, nous discutons plusieurs fois par semaine, et nous l’avons fait tout au long de la dernière année pour nous garder informés sur les derniers renseignements disponibles, ce qui était là aussi un élément important parce que les choses changent et peuvent changer très rapidement.

JHM : Vous a-t-on fait savoir s’il y a la moindre possibilité qu’on puisse disputer quelques matchs dans la Ligue de l’Ontario cette année?

DM : Ces discussions sont menées par Dave Branch et elles se poursuivent toujours. C’est un processus qu’ils ont vécu aussi. Ce n’est pas à moi de commenter ces discussions, mais je pense qu’en fin de compte, dans l’ensemble de la ligue, nous comprenons à quel point il est important que nos joueurs aient la possibilité de se développer et qu’on leur offre ces occasions, surtout au stade de développement où ils en sont. Nous savons que c’est très important et qu’il faut continuer de travailler pour leur offrir ces possibilités.

JHM : Y a-t-il différents scénarios qui sont envisagés pour organiser un événement qui permettrait de mettre en vitrine les joueurs qui sont admissibles au repêchage de la LNH?

DM : C’est là un des éléments essentiels sur lequel nous nous penchons en ce moment, c’est-à-dire d’essayer de voir si nous sommes en mesure de mettre sur pied quelque chose qui nous permettrait de le faire. Nous aimerions bien que ça se concrétise et nous en discutons actuellement. Nous n’en sommes pas encore au point où nous pouvons annoncer quelque chose, mais nous y songeons parce que nous réalisons à quel point ce serait important, surtout pour ces joueurs qui en sont à leur année de repêchage. Nous réalisons que pas tous nos joueurs ont eu les occasions voulues de mettre leurs habiletés en vitrine autant que nous l’aurions souhaité. Nous discutons là-dessus actuellement, mais nous n’en sommes pas encore tout à fait à l’étape de pouvoir annoncer quelque chose.

JHM : À quel point vos programmes d’aide à la santé mentale ont-ils été importants ces 14 derniers mois?

DM : Ils ont été vraiment importants. Il y a deux éléments à considérer ici. Il y a les jeunes qui jouent, et dans certains cas, il y a le format de compétition et l’encadrement qui ont été mis en place pour que ce soit jugé sécuritaire par les autorités provinciales de santé publique. Dans certains cas, donc, nous avons des bulles comme à Regina, où les joueurs se retrouvent dans un milieu clos comme cela a été fait dans la LNH. Dans d’autres scénarios, ils se retrouvent en familles d’accueil. Ça s’est concrétisé de différentes façons. Ces différentes situations peuvent donner lieu à des défis en termes de santé mentale en raison de l’obligation de s’isoler et d’observer une période de quarantaine. Il y aussi les joueurs qui n’ont pas pu revenir au jeu, et les défis de santé mentale qui viennent avec ça. Le plus souvent, nous avons abordé cela en travaillant avec nos clubs pour essayer d’offrir aux joueurs les outils nécessaires et en travaillant avec des organisations comme l’Association canadienne pour la santé mentale pour nous assurer que les clubs ont les outils pour pouvoir avoir ce genre de discussion avec les joueurs et leur faire savoir s’ils vont bien ou s’ils ne vont pas bien. Il y a des ressources et de l’aide qui sont disponibles. C’est le message que nous nous sommes assurés de transmettre à tout le monde de la façon la plus claire possible. C’est ce qui est le plus important a priori, et ensuite c’est d’aider les joueurs qui peuvent avoir besoin d’encadrement à obtenir cet encadrement.

JHM : À quel point cela s’est-il avéré important que le programme de bourses d’études se poursuive sans interruption cette année malgré la pandémie?

DM : C’était crucial. Nous disons souvent que jouer au hockey dans la LCH offre à nos athlètes le meilleur des deux mondes. Ils ont l’occasion de profiter d’une possibilité de développement sans égale dans la meilleure ligue de développement au monde, mais ils sont aussi en mesure de combler leurs besoins en matière d’études en pouvant aller à l’université quand ils ont fini de jouer. Que ça continue pendant la pandémie montre le niveau d’engagement dont font preuve nos propriétaires et nos ligues au plan académique. Non seulement notre but est-il de permettre aux joueurs de réaliser leurs rêves en matière de hockey, mais si ça ne fonctionne pas, ils peuvent aussi réaliser leurs rêves en matière d’éducation et ainsi suivre un parcours qui leur permettra de devenir de bons citoyens dans le futur. C’est au cœur même de notre identité.

Cliquez ici pour entendre l’épisode complet de la balado Junior Hockey Magazine

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